Les causes de l'échec liés aux problèmes de lecture

Dyslexie - Echec dans l'apprentissage de la lecture - problemes pour apprendre la lecture



De très nombreuses recherches scientifiques concordantes réalisées un peu partout dans le monde montrent que, dans 85% des cas, les enfants en échec scolaire ont à la base un problème de lecture.

Ce n’est que dans 15% des cas que, tout en ayant un niveau de lecture correspondant à celui de leur groupe d’âge, ils éprouvent des problèmes de compréhension, problèmes qui ne sont du reste pas propres au support écrit, mais qui se retrouvent également à l’oral.

De plus, à l’heure actuelle, en moyenne, plus d’un tiers des élèves d’une classe de CP (1ère primaire) sont en difficulté dans l’apprentissage de la lecture et doivent avoir recours à des spécialistes (orthophonistes, logopédistes, psychomotriciens).

S’il existe certes des enfants dyslexiques, dans la plupart des cas, il s’agit simplement d’enfants qui ne souffrent d’aucun trouble particulier, mais qui rencontrent des " blocages " liés uniquement à des méthodes d’apprentissage inappropriées, globales ou semi-globales, et très en retard par rapport à la recherche.

Beaucoup d’enfants notamment sont mis en échec par la méthode globale ou semi-globale.
Dans cette approche idéo visuelle en effet, on fait comme si les mots étaient des dessins et on demande aux enfants de mémoriser leur forme graphique, de les " photographier " en quelque sorte.
L’effet pervers d’une telle démarche ne se fait pas attendre.
Les parents, et parfois même les professionnels, éprouvent le sentiment rassurant, mais trompeur, que les enfants savent lire rapidement et avec aisance, comme sait le faire un lecteur expérimenté.
En réalité, ils ne lisent pas vraiment, ils font seulement semblant, récitant par cœur la plupart du temps, juste capables de reconnaître ici ou là des mots rencontrés plusieurs fois.
Et encore ! Sortis de leur contexte, ils seront incapables de différencier deux mots de forme similaire, comme "marteau" et "manteau" par exemple.

Vous l’aurez compris : il est impossible de mémoriser des mots à l’infini et tôt ou tard la mémoire va saturer.
Certes, au début, l’enfant va essayer de deviner les mots qui lui manquent en s’aidant du contexte.
Il peut très bien faire illusion ainsi pendant un certain temps. Mais, plus il avance et plus les textes se compliquent et plus les trous sont nombreux.
Certains, vont perdre pied, se bloquer et se retrouver en situation d’échec.
La plupart finiront par avoir le " déclic " et apprendre à lire. Mais un bon nombre d’entre eux ne deviendront pas de bon lecteurs, sans parler des énormes carences au niveau de l’orthographe.

Arrivés au collège, les professeurs se plaindront du fait qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent.
A cet égard, le ministère de l’éducation nationale note qu’à l’entrée en sixième, « 15% des enfants ne savent pas lire et 20% ne comprennent pas ce qu’ils lisent. »

En réalité, leurs problèmes de compréhension sont liés à une lecture très déficiente.
Il suffit en effet de leur lire le texte à voix haute et de leur poser oralement des questions sur celui-ci pour se rendre compte que leurs problèmes sont dus au fait qu’ils dépensent une telle énergie dans l’activité de déchiffrage qu’il ne leur reste plus de ressources cognitives suffisantes pour comprendre ce qu’ils lisent.

En bref, leur mémoire de travail est saturée.
L’effort exigé par la lecture finira par les dégoûter et les détourner de cette activité.
Lisant peu, ils ne pourront pas automatiser le processus de lecture et connaîtront des difficultés de compréhension qui se répercuteront inévitablement sur leurs résultats scolaires.